Classé dans : littérature
Fini Œdipe de Gide. On n’est jamais surpris avec lui, jamais déçu non plus. Théâtre purement verbal, aucun artifice de mise en scène, ce qu’il faut mettre à son crédit. Une économie, un dénuement qui m’ont toujours plu chez lui. Bien entendu, à travers tous les personnages, c’est toujours Gide qui parle, comme dans toutes ses œuvres de fiction ; il n’a jamais su (ou pu, ou voulu) s’extraire de lui-même, et cela a sans nul doute joué contre lui depuis sa mort. C’est d’ailleurs dans la partie la moins personnelle de la pièce, dans le passage imposé (la révélation) que l’on sent Gide le plus à la peine, escamotant un peu le dénouement, selon son habitude. Dans l’ensemble, une œuvre de belle tenue, avec certains accents qui annoncent déjà Thésée, et qui mérite mieux que l’oubli total dans lequel elle a sombré.
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« Jamais surpris » en effet et « jamais déçu » non plus du même coup, car qui a lu les fictions de Gide ne peut s’attendre à des livres brillants. J’emploierais également le terme de « dénuement », mais avec davantage de hauteur, en l’appliquant à ce qu’il laisse à la postérité, c’est à dire, l’ensemble de son oeuvre.
Commentaire by Ced 02.16.12 @ 17:37Vous me semblez, Monsieur un grand fan d’André Gide : j’espère toutefois que votre admiration s’arrête à son oeuvre, que pour ma part je trouve inexistante, et ne se prolonge pas dans ses moeurs que je qualifierai en un doux euphémisme, afin de rester décent sur un blog pour lequel j’éprouve le plus grand respect, dignes de l’antiquité grecque.
Mais je parle, je parle, alors que finalement je suis persuadé que je connais moins l’oeuvre de Gide que vous, notamment son théâtre dont je ne me fais absolument aucune idée. Monsieur, pour une fois je ne cèderai pas à ma curiosité et me tournerai vers une valeur sûre en la personne du dramaturge aussi fameux que le sera bientôt votre blog, le génial William Shakespeare qui sera une de mes prochaines lecture avec sa « Nuit des Rois »…
Bonjour,
Ced, ça ne sert à rien d’écrire comme ça. C’est pompeux et lourd. Un peu de légèreté ! La plume n’est pas de plomb elle peut tout aussi bien effleurer la feuille et venir y glisser des mots telles des notes douces et subtiles à l’oreille un peu comme Chopin qui voulait un doigter léger et doux, même lent…
Bref ! deux mondes se côtoient. Bienvenue !
Commentaire by Anonyme 02.21.12 @ 11:34Merci, Monsieur l’anonyme, pour vos conseils. Ils me seront précieux et j’essaierai dorénavant d’égaler en légèreté, sinon Chopin, au moins vous, ce qui m’est peut-être accessible. D’ailleurs, la référence à Chopin est bonne : ce qu’il vous faut en effet pour vous décontracter c’est un bon « doigté léger et doux et lent », traitement dont je suis à peu près certain que vous raffolez, mais ne comptez pas sur moi pour vous le prodiguer, je sais que vous avez plein de connaissances tout à fait aptes.
Commentaire by Ced 02.22.12 @ 21:38Pour ma part je n’aurai qu’un seul conseil : quand on a des burnes, un minimum, même minuscules, on signe ! Alors pourquoi pas « Monsieur le Donneur de leçons » ?